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SERIGNE CHEIKH AL MAKTÛM, ARÂ MÂLIKAN, PORTRAIT MIROIRE D’EL HADJ MALICK ET DE SERIGNE BABACAR

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[…] Serigne Cheikh Tidiane Sy, […] en
esquissant le portrait de son grand-père,
[…] va, avec l’effet miroir, nous montrer
que Serigne Babacar, al-Khalifa, est bien
l’image réfléchie de Mawdo, El Hadj
Malick Sy, qui lui a transmis le témoin. […].
Hâ huwa jaddî, tel est mon grand-père, nous
dit-il. Et il brosse avec finesse le portrait d’un
guide à l’influx spirituel débordant, (fa-li-r-Rûhi
nûrun mâ), à la dignité trempée (wa li-n-Nafsi
‘izzatun), d’une empathie rayonnante (wa li-lQalbi hubbun fî sanan min jamâlihî).

C’est un homme dont l’organisme ne se nourrit que
de ce qui est sain, ce qui n’est ni altéré dans
sa nature ni vicié dans son acquisition (wa lil-Jismi min kulli-l-Ghadhâ tayyibâtuhû), un
homme qui dénie le sens de richesse à tout
ce qui n’est pas licite (wa yajhalu ma‘na-r-Rizqi
dûna halâlihî). C’est avec de telles ressources
qu’il a protégé l’individu et préservé le citoyen
(bi-dhâka hamâ fardan wa çâna muwâtinan).
Et il a éloigné chacun, l’individu et le citoyen,
de l’erreur de l’égoïsme pour le premier, et
de l’incivisme infantile pour le suivant : (wa
ab‘ada kullan minhumâ ‘an dalâlihî).
Le portrait que dresse Serigne Cheikh est
un élément de démonstration. Il nous invite
à comparer les deux personnalités et à juger
par nous-mêmes. Il nous révèle que Serigne
Babacar Sy, Khalife d’El Hadj Malick, n’est
pas une simple règle de primogéniture.
C’est plutôt un judicieux choix de l’homme
qu’il faut à la place qu’il faut. Car dit-il, son
père, Serigne Babacar, en digne héritier
des qualités d’El Hadj Malick, plus que tout
autre, a poursuivi l’édification de son œuvre
(qâma bi-l-Haqqi ba‘dahû abî, wa abî awlâ bikulli khiçâlihî). Il a été à la fois, peu avant la
disparition de Mawdo, le légataire des affaires
de la grande famille, biologique et spirituelle
(fa-wallâhu ashyâ’a-l-Ukhuwwati kullahâ) et le
dépositaire de la clé des arcanes de la Tarîqa
et de la sharî’a (wa a‘tâhu miftâhan qubaylan-tiqâlihî). Par cette transmission, Mawdo lui
a annoncé qu’il détenait désormais l’héritage
de Shaykh at-Tijânî, du Messager d’Allah et de
sa famille (wa qâla lahû, anta-l-Ladhi-jtam‘at
lahu waçâyâ-t-Tijânî, wa-r-Rasûli, wa âlihî). Et il
lui a attesté qu’à partir de ce jour, Le Seigneur
l’avait élu pour guider Ses créatures (Inna
Rabbanâ, qad ikhtâra fîka-l-Yawma hadya
‘iyâlihî).